Les Marolles, un quartier aux rêves contrastés

Avec ses vieux bistros naturellement vintage, son marché quotidien de bric-à-brac et son dédalle de ruelles et d’impasses, le quartier des Marolles séduit les chineurs.

C’est vrai que les Marolles invite à la promenade.  On y apprécie les vitrines colorées, les p’tites rues chaleureusement décorées et l’ambiance métissée du quartier. Enfin, c’est sans aucun doute un endroit où il fait bon flâner, errer, fricoter…

La zone a d’ailleurs rapidement été proclamée tendance ! Et depuis, elle n’a cessé de se gentrifier. Sablonisation, boboïsation, spéculation. Chacun de ces phénomènes rime parfaitement avec mutation. Et c’est justement ce qu’il se passe, puisque l’embourgeoisement des Marolles reflète sa métamorphose croissante.

Il n’en reste pas moins que les Marolles demeure un lieu de pauvreté et de précarité.

Ce qui est chic et bohème pour certains est avant tout un gagne-pain pour d’autres. Le vieux marché, ce n’est pas que pour faire genre. Présent depuis 1873, ce marché aux puces fait partie intégrante du fonctionnement et de l’état d’esprit d’un quartier qui a toujours été un lieu d’accueil et de transit pour les immigrés.

Pour s’en sortir, ces personnes improvisent une échoppe en faisant de la récup’ et en revendant un peu de bazar. C’est donc ici un tout autre contexte de vie auquel on a affaire.

Exclusion, solitude, souffrances, précarité. On devine les parcours de vie semés d’embûches de ces individus. On sent la débrouille, l’errance, le ballottement.

Loin d’avoir choisi les Marolles pour ses côtés attractif et tendance,  ils se retrouvent ici au détour d’une rencontre ou après avoir suivi le mythe d’un ailleurs meilleur.

La balade photographique que je vous propose tente de refléter ce lieu de vie aux identités multiples et la situation complexe qu’il existe au sein d’un quartier si caractéristique de la métropole bruxelloise.

 

Bruxelles et ses arènes freestyle

Véritable culture urbaine, le street art pénètre la ville par endroits. Avec l’espace public pour terrain de jeu, le mouvement comme passion, et Bruxelles pour décor ; des jeunes transforment la capitale en un vrai laboratoire artistique.

En plein milieu de la métropole, des corps s’élancent, sautent, se plient, et s’étirent, avec agilité et souplesse. Des chorégraphies naissent aussi, comme autant de performances esthétiques et sportives.

Ces jeunes passionnés se réunissent avec en commun l’envie de faire résonner leur identité dans la ville. Illustrations de ces exercices de style.